Calendrier RE 2020 : on passe la vitesse supérieure

Bilan carbone​ Confort d'été Optimisation coût global Performance thermique
5 min
Le tournant majeur pris en janvier dernier par les professionnels du bâtiment se poursuit. Le début d’année avait été marqué par l’entrée en vigueur de la Réglementation environnementale 2020 (RE 2020), remplaçant la Réglementation thermique 2012 (RT 2012) dans le domaine de la construction.

SOMMAIRE

Calendrier RE 2020 : place aux bureaux et établissements scolaires !

Cantonnée jusqu’alors aux logements neufs (maisons individuelles comme habitats collectifs), elle vient de connaître un coup d’accélérateur : la RE 2020 s’étend depuis le 1er juillet 2022 aux bureaux et aux établissements scolaires primaires et secondaires. Tout projet immobilier ayant fait l’objet d’une demande de permis de construire ou d’une déclaration préalable déposée à partir de cette date devra donc se soumettre à ce texte « plus ambitieu[x] et exigeant pour la filière construction », note le Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires. L’institution précise que la RE2020 doit permettre de « poursuivre l’amélioration de la performance énergétique et la baisse des consommations des bâtiments neufs ».

L'info en plus

L’entrée en vigueur progressive de la réglementation va se poursuivre dans les mois qui viennent. Prochaine étape : son application aux bâtiments tertiaires spécifiques tels les hôtels, les commerces, les bâtiments de santé ou encore les gymnases, devrait intervenir le 1er janvier 2023. Il en sera de même pour les constructions provisoires, les extensions de bâtiments et les habitations légères de loisir.

Calendrier de la RE 2020 : une montée en puissance des exigences jusqu’en 2031

Ce calendrier du déploiement de la RE 2020 en fonction des catégories de bâtiments se double d’un autre agenda : celui du renforcement progressif des exigences règlementaires. Les performances attendues pour les bâtiments neufs dès 2022 ne représentent qu’une étape : elles vont être réévaluées à la hausse tous les trois ans. L’impact carbone des constructions devra ainsi être progressivement diminué : -15 % par rapport au niveau de référence actuel en 2025, -25 % en 2028 puis -30 % en 2031.

Analyse du cycle de vie : un changement de méthodologie majeur avec la RE 2020

Portée par la loi Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) de 2018, la nouvelle règlementation doit permettre d’accompagner la transition énergétique dans le secteur de l’immobilier. Elle implique notamment d’étudier avec précision les émissions de CO₂ des bâtiments sur l’ensemble de leur cycle de vie, « de la phase de construction à la fin de vie (matériaux de construction, équipements), en passant par la phase d’exploitation (chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation…) », poursuit le ministère.

Analyse du cycle de vie : 1ère évolution apportée par le RE 2020

L’analyse du cycle de vie joue un rôle central dans la nouvelle règlementation. Son calcul représente « un changement méthodologique majeur », selon le Ministère, et s’appuiera sur deux nouveaux indicateurs permettant de mesurer les émissions de gaz à effet de serre (IC Construction et IC Energie ; IC pour Impact Carbone). Ces évolutions devront notamment inciter les professionnels à recourir entre autres au bois et aux matériaux biosourcés et géosourcés, et d’introduire davantage de mixité dans le choix des matériaux.

Améliorer la sobriété énergétique : 2ème évolution au cœur de la RE 2020

La nouvelle réglementation va au-delà des exigences de la RT 2012 en termes de sobriété énergétique, de baisse des consommations et de décarbonation de l’énergie dans les bâtiments neufs. Elle insiste « en particulier sur la performance de l’isolation quel que soit le mode de chauffage installé, grâce au renforcement des exigences sur l’indicateur de besoin bioclimatique, Bbio », rappelle le Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Le recours à des équipements renouvelables type biomasse, réseaux de chaleur, pompes à chaleur, est ainsi recommandé par la RE 2020, qui incite à toujours s’orienter vers l’énergie la plus décarbonée.

Des bâtiments adaptés au changement climatique : 3ème évolution visée par la RE 2020

Face à l’augmentation attendue de la fréquence et de l’intensité des épisodes caniculaires, le nouveau texte de référence impose des exigences spécifiques. En conséquence, le besoin de confort d’été est intégré dans le calcul du besoin énergétique du bâtiment (Bbio). Un indicateur de ce confort d’été exprimé en degrés heure (DH) doit être calculé lors de la conception du bâtiment. Un seuil haut maximal est fixé à 1250 DH partout en France. Il correspond à une période de 25 jours durant laquelle le logement serait continuellement au-delà de 28°C le jour et 26°C la nuit. A travers ces évolutions, la RE 2020 vise à encourager la mise en place de solutions de climatisation dites passives.

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